Ce dimanche soir, tes jours d’homme m’ont filé entre les doigts.
Au presque-commencement de ma vie, je t’ai perdu, toi avec qui je voulais la finir. La voix blanche et la colère noire, j’ai eu beau t’appeler, tu étais déjà parti, loin. Ta vie, minuscule tourbillon de quelques lunes et soleils, cessait là de tournoyer, sur le rivage carrelé blanc et glacé d’un hôpital. Je fais le rêve que l’on nous redonne une poignée d’heures, ravies entre le tomber d’un jour et le lever d’un autre.
Ce ne sera qu’un tout petit montent, le temps de refermer les portes de notre vie ensemble. Rien qu’une escale pour rattraper ce temps arraché, et te dire l’après-toi, le sans-toi, la béance à chaque seconde de mes jours depuis ta vie suspendue… Poussière d’homme est une parole d’amour, d’homme à homme, dans un océan de perte et de chagrin. Ce récit est le rêve fou de ces adieux, la mise en mots de l’insoutenable absence, comme un supplément d’amour lorsqu’on craint que la douleur nous précipite dans la folie.
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